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SKeyes Center for Media and Cultural Freedom - Samir Kassir Foundation

Violente campagne des partisans du Hezbollah contre l’humoriste chiite Hussein Kaouk

Lundi 08 novembre 2021
Le jeune comédien Hussein Kaouk, 28 ans, connu pour ses sketches humoristiques qui dépeignent la société libanaise et plus particulièrement les milieux chiites, fait l’objet depuis le week-end écoulé d’une virulente campagne d’intimidation et de discours haineux de la part du Hezbollah et de ses partisans. Son dernier sketch diffusé il y a quelques jours par la chaîne télévisée al-Jadeed est une critique acerbe des différents partis politiques locaux. La campagne a été initiée vendredi dernier par le quotidien al-Akhbar, connu pour être le porte-parole du parti chiite, dans un article incendiaire à l’égard « des comédiens qui diabolisent l’environnement de la Résistance à la télévision ». Elle se poursuit sur les réseaux sociaux où des messages d’une rare violence appellent à l’assassinat du jeune homme, « à l’attacher par les cheveux à une voiture et à traîner son corps dans les rues de la capitale », une pratique barbare courante durant la funeste guerre civile libanaise, ou même « à l’écorcher vif ».

Dans les détails, le comédien de stand-up (monologue comique), qui appartient également à la communauté chiite et réside au cœur de la banlieue sud de Beyrouth, est vertement accusé par al-Akhbar de viser directement le Hezbollah (et de ce fait, la résistance armée contre Israël, NDLR) dans sa critique humoristique. Une critique qui est passée à la vitesse supérieure et touche désormais un large public depuis que l’humoriste qui diffusait ses sketches sur les réseaux sociaux est la vedette d’un programme télévisé sur la chaîne al-Jadeed baptisé « Chou el-Wadeh » (Que se passe-t-il), réalisé par Mohammad Dayekh. Il y joue le rôle d’un jeune chiite de la banlieue sud, Ali Alawiyé. Le quotidien al-Akhbar accuse Hussein Kaouk de laisser entendre dans le premier épisode, diffusé fin octobre et montrant un manifestant chiite au centre-ville de Beyrouth, que les habitants de la banlieue sud « vont manifester en contrepartie d’une somme d’argent » et que « la banlieue sud a recours à l’intimidation contre ces habitants ». Il accuse aussi le comédien d’avoir « désigné dans un second sketch la Résistance libanaise comme une entité armée pleine de dollars investis dans le taux de change et qui profite de l’effondrement de la livre ». Dans ce second sketch, le personnage joué par Hussein Kaouk est interrogé par des mafieux sur la mort de partisans de divers partis politiques libanais. Le comédien y éclabousse tous les partis politiques, le tandem Hezbollah-Amal y compris. Mais selon le quotidien proche du parti pro-iranien, la scène n’est autre qu’« une campagne de diabolisation de la Résistance et des milieux qui lui sont proches » dans un but « d’incitation » (à la haine contre le parti, NDLR) et de « distorsion de leur image ».


Distiller un discours de haine
Nous avons en vain tenté de contacter le comédien qui, apprend-on de sources informées, a préféré ne pas réagir publiquement. « Hussein Kaouk n’a jusque-là pas été directement menacé. Ni même sa famille qui réside dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du parti de Hassan Nasrallah », assure cette source qui a requis l’anonymat. Sauf que les appels au meurtre véhiculés sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Twitter inquiètent les défenseurs des libertés publiques. « La presse politique, l’un des outils les plus importants du Hezbollah, est devenue maître dans l’art de distiller à son public la culture du discours de haine, dénonce à L’Orient-Le Jour Jad Chahrour, responsable de la communication du Centre SKeyes pour la liberté de la presse et culturelle au sein de la Fondation Samir Kassir. Elle a sévi contre Hussein Kaouk, après avoir sévi contre Lokman Slim (opposant chiite au Hezbollah assassiné le 4 février 2021) et Tarek Bitar (juge chargé de l’enquête de l’explosion au port de Beyrouth, suspendu suite au recours d’un ancien ministre) ». Les conséquences d’un tel discours sont « particulièrement graves », note le militant, car « les appels au meurtre sur les réseaux sociaux sont sans équivoque ». « Ces appels visent à salir l’image de l’acteur qui est issu des milieux de la Résistance, estime M. Chahrour. En même temps, le discours militaire est un moyen de menacer et d’accuser de trahison chaque personne qui ose critiquer le Hezbollah, même sur un ton humoristique. »


Face à la campagne haineuse, la réponse s’organise. Fans de Hussein Kaouk et militants pour la liberté d’expression se mobilisent, postant sur les réseaux sociaux des centaines de sketches de l’humoriste.

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